Trapped in my darkness

Quelques secondes figées pour l’éternité dans les ténèbres, dans lesquelles les couleurs se fanent et les rires se taisent se perdant dans le néant.

 

Avril 2015, il pleut. Il ne fait ni froid, ni chaud ; il fait bon. Ce jour là, j’ai rendu visite à Audrey. On a sans doute papoté, on a sans doute refait le monde… je ne m’en souviens plus. Mais une chose est sûre : on a fait des photos. On s’est amusée comme des gosses sous la pluie ! D’abord avec une ombrelle qui ne protège en rien de la pluie, puis sans l’ombrelle… quitte à être trempée autant continuer. Puis nous avons chacune sélectionné notre photographie de cette séance improvisée.

Il arrive parfois que nous jumelons nos séances photos, comme ici. Je ne peux alors m’empêcher de vous présenter celle d’Audrey, Pluie d’Avril.

Cependant, je me demande comment un moment de partage et de joie a pu rendre une photo aussi sombre ? Sombre dans son traitement, sombre dans le message véhiculé. En voyant ce cliché, je me suis vue « être avalée » par les ténèbres, les couleurs se sont alors fanées pour donner Trapped in my darkness.

 

Trapped in my darkness

Soudainement les rires se sont tus, les couleurs se sont assombries et les mouvements se mirent au ralenti… Mais il pleut toujours. Je sens les gouttes glisser sur moi ; je ne les vois pas, je ne peux plus les voir.

Peu à peu, les ténèbres se sont enroulées au tour de moi. Elles ont mis mon imagination en quarantaine. Car oui, je sens encore la pluie sur mes bras nus… C’est la tête qui est prisonnière de ces tourments.

Quand l’imagination s’assombrit, c’est la mort de l’âme qui nous guette. La vie devient amère, nous devenons l’ombre de nous-mêmes, pauvres errants parmi les vivants.

Les ténèbres, je m’en suis détournée… jusqu’à quand ?

Les rires et les couleurs sont revenus, la pluie tombe toujours, je la sens sur mon visage libéré. Elle lave la noirceur de mon imagination, pour que je puisse revoir les couleurs de ce monde.

Ce n’était juste que quelques secondes…

 

« Le temps efface tout, et à la fin, il ne reste que les ténèbres. »- Stephen King (La Ligne Verte)

 

De l’autre côté (dans le monde réel) :
Assistante : Audrey L.

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